station filtrage eau agriculture

Purifier l’eau, un moyen de mieux maitriser les doses de phytosanitaires

Peu à peu les agriculteurs de la région Occitanie découvrent une machine conçue et commercialisée depuis 25 ans par une entreprise d’Indre-et-Loire. Une petite merveille qui purifie l’eau, d’où une moindre utilisation de produits phytosanitaires.

Garac, modeste commune située à l’ouest de Toulouse, de 170 âmes, dont douze agriculteurs, son extraordinaire panorama sur la chaîne pyrénéenne et depuis quelques mois, sa station de filtrage de l’eau. Installée en décembre dernier, au sein du Gaec du Bourg, elle fait le bonheur de la famille Mélac qui dispose d’un domaine de 450 hectares de grandes cultures, blé, tournesol ou soja. Conçue et commercialisée depuis 25 ans à Chinon (Indre-et-Loire) par Aquaphyto, une PME de douze salariés, cette station purifie l’eau puisée dans un lac collinaire voisin.

Aucune modification sur les rendements

Surtout elle permet de réduire de moitié la quantité de produits phytosanitaires, mais aussi d’assurer une meilleure dilution dans l’eau. Facile d’imaginer que nos hôtes sont ravis de leur trouvaille après une visite chez des agriculteurs du Gers et du Tarn, qui s’étaient déjà équipés ainsi. Une visite qui les a convaincus. « On voit bien que c’est formidable ! Cette machine modifie le pH de l’eau, ainsi que la conductivité de manière à faciliter la pénétration du produit dans la plante, et l’eau est chauffée pour obtenir une meilleure solubilité de ce produit que nous allons bientôt tous devoir diminuer de toute façon ! Alors autant commencer maintenant », se réjouissent Alain Mélac, son épouse Nathalie, son frère Christian et leurs enfants Maxime et Alexandre. Car en effet selon une disposition européenne de 2014, les agriculteurs devront diminuer de 50% la charge en produits phytosanitaires, d’ici à 2020. Mais d’ores et déjà, on le voit. Cet équipement affiche des caractéristiques résolument respectueuses de l’environnement. De plus, les résultats de l’emploi de la station, qui pour la famille Mélac a nécessité un investissement de 30 000 euros, ne présentent aucune modification des rendements. Bref les éléments favorables sont légion.

L’innovation, pour faire perdurer le métier

Pour autant, Claude Mesuré, le Pdg d’Aquaphyto, le fabricant, reste modeste. « Ce n’est pas quelque chose de révolutionnaire. Au fil des années, on l’a juste amélioré. L’amortissement est de 90 %, payé dès la première année grâce à une moindre utilisation des produits phytosanitaires. Et c’est tant mieux, car tous les agriculteurs que je rencontre en ont assez de mettre trop de chimique dans la nature. Aujourd’hui, même en Occitanie, ils s’aperçoivent qu’il est possible de faire beaucoup mieux ! »

Du côté de la mairie de Garac aussi, c’est une satisfaction non dissimulée qui prédomine. « Dans la commune, les agriculteurs ont toujours été très innovants ! » se félicite Joël Mélac, le maire. « Etre à la pointe leur donne confiance, et je crois que c’est comme cela qu’ils feront perdurer leur métier. » Du reste, en termes d’innovations, la famille Mélac n’entend pas s’arrêter en si bon chemin : elle souhaite maintenant construire un bâtiment totalement couvert de panneaux photovoltaïques, pour stocker son matériel agricole et des céréales.

 

En savoir plus : http://www.aquaphyto.fr (site internet de l’entreprise qui propose le traitement de l’eau à des fins agricoles).

Pour Christian, Alexandre, Alain et Maxime Mélac, cette machine est une excellente solution pour purifier l’eau, ce qui a pour effet de diminuer la quantité de produits phytosanitaires.

C’est dans leurs champs de 450 hectares en tout que la famille Mélac pulvérise son eau, nettoyée de ses impuretés.

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