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Agronutrition accompagne l’essor de l’agriculture de conservation

Le spécialiste de la nutrition alternative des plantes Agronutrition a présenté le 10 mars sa première homologation de produit et un projet autour de son service en biofertilisant, souhaitant profiter de l’essor de l’agriculture de conservation.

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« Nous souhaitons accompagner la dynamique mondiale dans l’agriculture de conservation », a déclaré le président Cédric Cabanes. Agronutrition (De Sangosse) a fait part de l’obtention d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) pour une préparation fongique à base de microorganismes et d’un projet de transfert de technologie concernant la bioamplification de microorganismes endogènes.

L’entreprise, qui revendique un chiffre d’affaires de 55 millions d’euros (dont 25 à l’export) en vise plus de 100 (70 au moins à l’international) à l’horizon 2020. Autant dire, un développement hors de nos frontières. Deux axes figurent dans son nouveau plan stratégique, à savoir l’innovation et l’internationalisation. « La France est en retard sur l’agriculture de conservation, d’après Cédric Cabanes. Cela concernait 45 millions d’hectares dans le monde en 2005. Aujourd’hui, ce 100 millions d’hectares sans labour, quand la France arrive à quelque 600 000 hectares. »

Agronutrition teste chez quatre coopératives un service de biofertilisant, lancé en 2012 auprès d’Arterris. Objectif : transférer la technologie aux distributeurs, dont la décision est attendue l’été prochain. Le service repose sur une bioamplification de micro-organismes endogènes, avec comme promesse d’améliorer le rendement tout en diminuant les apports d’engrais, en réduisant le stress hydrique. Il couvre aujourd’hui 3 000 hectares en France.

Un produit de l’entreprise a par ailleurs d’être homologué en septembre 2015. Il s’agit d’un inoculum liquide d’endomycorhizes, qui stimulent le développement racinaire, accroissent la nutrition hydrique et minérale, tout en favorisant la résistance au stress. L’AMM porte notamment sur les grandes cultures, pour lesquelles « le produit reste en cours de développement », a précisé Cédric Cabanes : il « reste un verrou technologique, qu’on espère lever d’ici un ou deux ans ».

Jean-Christophe Detaille (Agra Presse)

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